Canicule et travail en intérim : les règles à connaître en 2026

Chaque été, les épisodes de chaleur intense deviennent plus fréquents et plus précoces. Pour les intérimaires travaillant dans le BTP, l’industrie, la logistique, les espaces verts ou encore les transports, les risques liés aux fortes températures sont bien réels : déshydratation, malaises, accidents du travail ou coup de chaleur.

Face à cette réalité, la réglementation a évolué. Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau cadre légal impose aux employeurs des mesures renforcées pour protéger les travailleurs exposés à la chaleur. Ces dispositions s’appliquent pleinement en 2026 et concernent également les salariés intérimaires.

Chez EMPLEO, la sécurité des collaborateurs en mission est une priorité. Voici ce qu’il faut savoir pour travailler en toute sécurité pendant les périodes de fortes chaleurs.

Pourquoi la chaleur représente-t-elle un risque professionnel ?

Contrairement aux idées reçues, la chaleur ne provoque pas seulement un inconfort.

Lorsque la température corporelle augmente, plusieurs effets peuvent apparaître :

  • fatigue importante ;
  • diminution de la vigilance ;
  • perte de concentration ;
  • crampes musculaires ;
  • déshydratation ;
  • maux de tête ;
  • nausées ;
  • coup de chaleur pouvant nécessiter une prise en charge médicale urgente.

Dans les métiers nécessitant des efforts physiques ou l’utilisation d’engins et de machines, ces symptômes augmentent considérablement le risque d’accident.

Une réglementation renforcée depuis 2025

Le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 a introduit dans le Code du travail un chapitre spécifique consacré à la protection des travailleurs contre les épisodes de chaleur intense.

Cette évolution marque une étape importante : la chaleur est désormais reconnue comme un risque professionnel à part entière.

Les employeurs doivent évaluer ce risque et mettre en place des mesures adaptées dès lors qu’un épisode de chaleur intense est annoncé par Météo-France.

Quelles sont les obligations des employeurs en cas de forte chaleur ?

1. Évaluer le risque dans le DUERP

Le risque lié à la chaleur doit être intégré au Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Cette évaluation doit tenir compte :

  • de l’activité exercée ;
  • de l’environnement de travail ;
  • des horaires ;
  • des salariés particulièrement vulnérables.

2. Adapter l’organisation du travail

L’employeur doit limiter l’exposition aux fortes températures en mettant en place des mesures adaptées :

  • décalage des horaires vers les heures les plus fraîches ;
  • limitation des tâches physiques aux périodes les moins chaudes ;
  • augmentation de la fréquence des pauses ;
  • réduction du temps d’exposition direct au soleil.

3. Fournir de l’eau fraîche en quantité suffisante

L’accès à l’eau potable fraîche est une obligation.

Pour les chantiers et postes extérieurs, l’employeur doit prévoir des moyens permettant de conserver l’eau au frais à proximité des postes de travail.

Dans le secteur du BTP, lorsqu’il n’est pas possible d’avoir un raccordement à l’eau courante, la réglementation prévoit au minimum trois litres d’eau par jour et par travailleur.

4. Mettre à disposition des zones de repos

Les salariés doivent pouvoir se reposer dans des espaces protégés :

  • zones ombragées ;
  • locaux ventilés ;
  • espaces rafraîchis lorsque cela est possible.

5. Prévoir des équipements adaptés

Selon l’activité, l’employeur peut mettre à disposition :

  • vêtements légers adaptés aux conditions de travail ;
  • protections contre les UV ;
  • couvre-chefs ;
  • équipements limitant l’exposition à la chaleur.

Intérimaires : quels sont vos droits ?

Les salariés intérimaires bénéficient exactement des mêmes protections que les salariés permanents de l’entreprise utilisatrice.

L’entreprise qui accueille un intérimaire est responsable de sa santé et de sa sécurité pendant toute la durée de sa mission.

Elle doit donc appliquer les mêmes mesures de prévention à l’ensemble des équipes présentes sur le site.

Le droit de retrait en cas de danger

Si un salarié estime qu’il existe un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité, il peut exercer son droit de retrait.

Ce droit peut être invoqué lorsqu’une situation présente un risque réel et immédiat, notamment en cas de forte chaleur lorsque les mesures de protection nécessaires ne sont pas mises en œuvre.

Le salarié doit alors informer son responsable hiérarchique ou son agence d’intérim dans les meilleurs délais.

Chaque situation étant spécifique, elle doit être évaluée au cas par cas.

Les signes d’alerte à ne jamais ignorer

Contactez immédiatement un responsable ou les secours si vous observez :

  • une fatigue inhabituelle ;
  • des vertiges ;
  • une confusion ;
  • des nausées ;
  • une forte soif ;
  • une température corporelle élevée ;
  • une perte de connaissance.

Ces symptômes peuvent annoncer un coup de chaleur, une urgence médicale qui nécessite une intervention rapide.

Les bons réflexes pour travailler en sécurité pendant l’été

Avant la prise de poste

✔ Dormir suffisamment
✔ Boire régulièrement de l’eau
✔ Éviter l’alcool la veille
✔ Prévoir une tenue adaptée

Pendant la journée

✔ Boire avant d’avoir soif
✔ Faire des pauses régulières
✔ Rechercher les zones ombragées
✔ Manger léger
✔ Signaler tout malaise

En équipe

✔ Surveiller ses collègues
✔ Alerter rapidement en cas de comportement inhabituel
✔ Ne jamais laisser seule une personne présentant des signes de malaise

EMPLEO reste mobilisé pour la sécurité de ses intérimaires

Les épisodes de chaleur intense font désormais partie des risques professionnels à anticiper.

Chez EMPLEO, nous travaillons en collaboration avec nos entreprises partenaires pour garantir des conditions de travail conformes à la réglementation et préserver la santé des salariés en mission.

Vous êtes intérimaire et vous avez une question concernant vos conditions de travail ? N’hésitez pas à contacter votre agence EMPLEO. Nos équipes sont à votre écoute pour vous accompagner tout au long de votre mission.